18 nouveaux agents de traitements phytosanitaires dans le district d’Ambovombe

La région de l’Androy doit régulièrement faire face à des périodes de sécheresse qui ont un impact considérable sur les niveaux de production agricole. Lorsque les pluies sont au rendez-vous, une deuxième entrave apparaît chaque année : les attaques d’insectes. En contre-saison, elles sont particulièrement aiguës et provoquent d’importants dégâts sur les cultures, aussi bien de tubercules (patates douces) que de légumineuses (doliques, konoke, pois d’Angole).

Dans le cadre du projet ASARA, financé par l’Union européenne, le Gret et le Centre technique agroécologique du Sud (CTAS), engagés dans une transition agroécologique, expérimentent plusieurs techniques, telles que les méthodes « push-pull » qui ont fait leurs preuves dans d’autres contextes. Quelques pistes sont aussi à l’étude sur les entomopathogènes. En attendant que des solutions biologiques puissent être testées avec succès pour les grandes cultures, la méthode la plus efficace à ce jour reste néanmoins le recours aux traitements chimiques. L’utilisation de ces produits est cependant dangereuse et nécessite l’acquisition de compétences pour éviter tout accident. C’est pourquoi le Gret et le CTAS ont mis en place un système de formation d’agents de traitement phytosanitaires en partenariat avec le Service national de protection des végétaux (DPV) et ses représentants en Androy (SRAPV). Les agents sont formés par le SRAPV, évalués puis équipés.

Le 18 novembre 2016, 18 nouveaux agents se sont vu décerner une habilitation à exercer leur activité en tant que prestataires, en présence des maires des communes concernées. Ils viennent ainsi renforcer le nombre d’agents présents dans le district d’Ambovombe, qui s’élève désormais à 42.

Remise des habilitations aux nouveaux agents de traitement phytosanitaires par le directeur de cabinet de la commune d’Ambovombe Mr Damy et le représentant du SRAPV, Mr Achirafi.